Croda : l’investissement le plus important depuis 15 ans

Economie

Une quarantaine de mètres en largeur, une vingtaine en hauteur, des kilomètres de tuyaux rutilants... Voici K68, nom de code d’une nouvelle ligne de production visant à terme à accroitre la capacité du site de 20 %, moyennant un investissement de 18 M€.

Dix-huit mois ont été nécessaires pour édifier K68, entrée en fonction en mai de l’année dernière. À l’heure où s’écrivaient ces lignes, « 80 % en volume des produits prévus y [avaient] été testés, essayés et fabriqués. », précise Robert Khoury, directeur du site.

Ces produits, dits « alkoxylés » par les chimistes, se retrouvent un peu partout. Dans la cosmétique, la pharmacie, l’agriculture, les plastiques (pour les rendre antistatiques), le traitement de l’eau ou les forages (pour séparer le pétrole de l’eau), etc. Au total, l’usine de Chocques, « principal site européen » dans son domaine, élabore quelque 150 produits (en 250 références, 26 000 t/an). « 10 % vont chez des clients français et 90 % en dehors : 70 % sur l’Europe, 30 % dans les Amériques et l’Asie, un peu en Afrique. », souligne le directeur.

À toute vapeur…

Le site de Chocques (22 ha) a été acquis par Croda en 2006. Le chimiste britannique ne cesse d’y investir, en plus du projet K68, « le plus gros investissement capacitaire réalisé depuis 15 ans. » Des investissements qui plus est générateurs d’emplois puisqu’on compte 172 « Croda » aujourd’hui, dont les 15 nouveaux de K68, contre 125 en 2009.

Réhabilitation des bâtiments les plus anciens, construction d’une nouvelle station d’épuration, arrivée de chaudières génératrices de vapeur - elles prennent le relais en cas d’arrêt du centre de valorisation communautaire voisin assurant 90 % de son approvisionnement -, etc., 45 millions d’euros ont ainsi été investis depuis.

« Les anciens ne reconnaissent pas leur usine ! », s’enthousiasme Robert Khoury. Vrai qu’on est loin des ex-ICI-Chocques et Kulhmann-Marles qu’ils ont connus.