Bientôt une nouvelle enveloppe pour Hanova…

Economie
Zone industrielle

Pour assurer son présent et préparer son futur, le fabricant d’enveloppes et de pochettes en tout genre de la zone industrielle de Ruitz va plus que doubler sa surface. Pour le plus grand bien de l’emploi local.

« Si je voulais gagner de l’argent, je ferai fabriquer en Chine. Mais je préfère valoriser ça chez nous, pour garder le savoir-faire, pérenniser l’emploi. » Ainsi s’exprime Bruno Hannecart, fondateur et dirigeant d’Hanova. Iconoclaste diront les uns, visionnaire rétorqueront les autres, lui persiste et signe : « À 56 ans, je m’engage pour 10/15 ans… »

Cet engagement a toujours été le sien depuis qu’il a créé seul sa société, en 1999. « Il ne faut pas rester sur ce que l’on fait, ne pas être dans le train-train. Il faut sans arrêt être en veille. » Traduisez : il faut savoir se remettre en question, se diversifier, innover.

L’histoire d’Hanova commence ainsi avec la fabrication d’enveloppes adhésives. La diversification vient rapidement, énumère Bruno Hannecart : « enveloppes de sécurité pour les banques, grandes surfaces, sociétés de transport de fonds, mais aussi pour la police – les pièces à conviction -, les universités, pour les copies d’examen. On s’est aussi tourné vers le médical, pour le transport de prélèvements pour les laboratoires, les hôpitaux, et enfin vers l’agroalimentaire : les pochettes 100 % étanches emballant le poisson, par exemple. »

« Le coup d’après… »

Résultat de cette volonté d’aller toujours plus de l’avant, « on dépose des brevets pour ces différents produits » et d’un coup de pouce, l’interdiction des sacs plastiques, « la société est en plein développement ! », produisant chaque jour pas moins de 5 millions d’enveloppes et pochettes en plastique ou « complexes » (papier et plastique). « En 5 ans, j’ai doublé mon chiffre d’affaires ! », triomphe un Bruno Hannecart qui ne compte donc pas en rester là.

Les bâtiments actuels de sa société (2 100 m2) vont bénéficier d’une totale refonte couplée à une extension de 2 700 m2. Celle-ci culminera à 12 m de haut, «  pour faire passer les nouvelles machines ». Et parce qu’« il faut toujours prévoir le coup d’après. »

Un investissement d’environ 3,5 millions d’euros (3 M€ pour le seul bâtiment) qui devrait voir un début de concrétisation à la fin janvier pour être opérationnel en milieu d’année prochaine. Un investissement aidé par la Région et Artois Comm. dans le cadre d’un contrat de développement, contrat qui prévoit parallèlement des créations d’emplois.


Recrutés sur place…

Il y a deux ans, Bruno Hannecart se retrouve face un gros problème de recrutement. « Mon chiffre d’affaires était en progression de 26 %, j’avais les commandes, les machines, mais pas les ‘gars’ pour les faire tourner ! », résume-t-il. Il rencontre alors des professeurs du lycée Carnot, de Bruay-La-Buissière. « On les critique souvent, mais toutes les remarques que j’ai pu faire, sur la nécessité pour un technicien de savoir parler anglais (‘ce n’est pas une matière annexe, c’est votre avenir !’, leur a-t-il asséné), de savoir se ‘vendre’ aussi (‘c’est essentiel pour intégrer une entreprise’), ont été prises en compte. Et le problème a été résolu. »

Sept techniciens frais émoulus de Carnot ont ainsi été embauchés. Pour un effectif total actuel de 32.

Contact : Hanova, rue des Dames, zone industrielle, 62620 Ruitz, (T) 03 21 61 68 68 / www.hanova.fr